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  • Du fond du café crasseux

    Du fond du café crasseux
    J’envisage mes congénères
    Y’a que des mâles tonitruants
    Rassemblés pour s’abreuver


    Régulièrement certains sortent
    Pour fumer une cigarette
    Sitôt finie ils reviennent
    A la même place exactement
    Pour vider un autre verre


    Ces hommes enlisent leur bout de vie
    Toujours le même le bout de trop
    Celui qui saigne qui sert à rien
    Puis peu à peu l’alcool aidant
    Les âmes s’apaisent ou bien s’endorment


    Dans la chaleur du café moite
    J’y serais encore
    Si le patron n’avait fermé
    Et c’est la nuit qui nous attend
    La grande nuit de tous nos pas
    Suivant la trace de notre soif
    Et l’écho triste du bruit des verres

    Lien permanent Catégories : Poèmes